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Notre responsabilité sociale
L'importance sociale et économique du « pressage traditionnel à la main » par rapport à la « production industrielle » d'huile d'argane. De nos jours, les deux méthodes de production sont employées par des acteurs bien différents, les producteurs étant différemment impliqués dans la chaîne de création de valeur. Le procédé manuel est appliqué dans les communautés rurales classiques alors que le pressage industriel (haut degré d'extraction) est l'apanage des usines gérées dans les métropoles par des entreprises privées. Observant depuis de nombreuses années la fabrication de l'huile d'argane marocaine, La Société allemande pour la coopération technique (GTZ) a analysé et documenté les activités du marché et leur impact social et économique sur la population : Voici la description qu'elle fait du marché marocain : la production industrielle telle qu'elle est pratiquée « par certains grands producteurs privés, exige que les amandons soient régulièrement livrées pour faire tourner les machines. Ce système a provoqué un décalage vers les centres urbains, générant la destruction des structures sociales. Il s'est formé un pur marché de la matière première faisant des familles berbères rurales, propriétaires des droits d'exploitation des arganiers, de simples fournisseurs de matière première. L'achat des fruits aux familles est dominé par des grossistes coopérant avec un réseau de petits acheteurs. » D'autre part, « Le marché des amandons s'appuie sur les relations personnelles établies entre producteurs et marchands. Le prix obtenu par les familles pour le dépúlpage des fruits et le concassage des noix pour un kilo d'amandons, soit environ 6 heures de travail, oscillait en 2005 entre 15 et 20 Dhs (1,40 à 1,80 euros). » La GTZ poursuit son analyse : « L'huile d'argane produite par pression mécanique (entreprises privées) ne présente pas toujours le haut niveau de qualité qu'a l'huile d'argane pressée à la main, car elle est issue de lots d'amandes achetés dont l'origine (digestion animale ou extraction du fruit) ne peut pas toujours être suffisamment contrôlée. Les entreprises privées exploitent également à des fins publicitaires l'image des femmes produisant l'huile dans l'arganeraie sans que ces productrices soient impliquées dans la création de valeur. L'image positive des coopératives de femmes produisant une huile haut de gamme est donc exploitée pour la commercialisation d'huile d'argane bon marché fabriquée dans les usines privés de Casablanca ou Agadir. » En Europe, ces huiles issues de pression industrielle sont commercialisées sous les appellations trompeuses: originale, sélectionné à la main, triée à la main, tradition berbère, 1ere pression à froid ou extra vierge. Voici le contenu du rapport de la GTZ concernant la fabrication traditionnelle de l'huile d'argane dans les familles par la méthode originale artisanale : « La fabrication de l'huile d'argane assure aux familles du travail et des revenus répartis sur toute l'année. Souvent, l'huile d'argane est pour elle l'unique source de revenus dont elles peuvent disposer. » Les productrices conservent le contrôle de tout le processus de fabrication, de l'exploitation des arbres au dépulpage des fruits et au pression à la main. Seule cette méthode garantit une qualité maximale et la préservation totale des substances actives. « La chaîne de création de valeur de l'huile d'argane pressée à la main satisfait à de nombreux critères de réduction de la pauvreté, améliore les conditions de vie et garantit des revenus réguliers. »
« Le transfert de savoir (fonctionnement des marchés, importance du marketing etc.) renforce le poids économique des femmes dans la chaîne de création de valeur. » « Le soutien des coopératives de femmes contribue également à protéger l'environnement et les ressources naturelles. L'exploitation durable des forêts d'arganiers par les femmes assure la survie de nombreux végétaux croissant dans leur ombre et utilisés comme plantes utiles et médicinales. » Coopérant avec la GTZ et la délégation européenne UGP (Unité de Gestion du Projet Arganier) et fort du soutien de laboratoires allemands et du savoir-faire mis à sa disposition par des chimistes en agroalimentaire reconnus par l'État et assermentés, Argand'Or GmbH a instauré un vaste système d'hygiène et de qualité pour la fabrication décentralisée dans les communautés rurales conforme aux exigences et standards européens et internationaux. Argand'Or assure le conseil des coopératives de femmes pour toutes les questions concernant organisation, logistique et commercialisation. Nous nous occupons à l'international de la vente de l'huile produite, de la mise en place de structures de distribution, de la construction stratégique de l'image de marque et de la notoriété de l'huile d'argane originale pressée à la main, sans oublier le contrôle concurrentiel de cet incomparable patrimoine culturel. Contre la résistance émanant des grandes entreprises privées locales produisant de l'huile d'argane industrielle et contrairement aux plans initiaux de l'UE prévoyant de livrer des machines aux productrices, ce qui partait d'une intention louable, nous avons convaincu les coopératives de femmes de préserver la production artisanale et la pression à la main et de sauver leur indépendance. En vendant l'huile d'argane Argand'Or et les produits dérivés, nous aidons les femmes à disposer de revenus réguliers et assurons leur subsistance. La création de valeur de la production reste dans les coopératives (« commerce équitable »). Avec ce partenariat basé sur la participation, les femmes peuvent nourrir leurs familles et scolariser leurs enfants. Mina Ait El Moudden (directrice de l'U.C.F.A.) L'organisation française COMMERCE ÉQUITABLE a récemment contrôlé le processus de fabrication et l'engagement partenarial d'Argand’Or SARL et les a jugés exemplaires.
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